Courir, oui mais pourquoi ? #1

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Je suis sure que tu as remarqué qu’en ce moment, le running est super tendance. On voit fleurir sur Instagram des profils de sportives inspirantes qui nous poussent à enfiler nos chaussures pour enflammer le bitume. Le hic, c’est que quand on est débutante, on n’enflamme pas grand chose, et surtout pas le bitume, en fait. Et à la longue, ces filles inspirantes finissent par devenir un peu complexantes, à avaler tous ces kilomètres en un temps record quand nous on se liquéfie à peine sorties de la maison.

Je ne suis pas une grande coureuse. Je veux dire, si tu m’avais connue il y a 10 ans, tu n’aurais jamais pu penser qu’un jour, j’irai courir pour le plaisir. J’ai toujours été sportive, mais l’endurance était vraiment ma bête noire. Alors forcément, je ne suis pas très légitime à te parler de running, enfin pas si tu es déjà forte. Mais je me suis dit que peut être, je pourrais t’en parler en tant que débutante, si toi aussi tu commences.

Alors je me suis décidée à te faire une série d’articles spéciale débutantes. Et pour le premier de la série, on va parler de ce qui peut bien nous pousser à avoir envie de courir.

Je suis persuadée qu’il y a autant de raisons de courir que de runneuses, mais on peut quand même en trouver qui reviennent souvent.

Il y a celles qui courent pour être des bombasses, ou simplement pour perdre du poids. Pour être honnête avec toi, je pense que si l’on ne court que dans cet optique, alors on perd sa motivation très vite. Déjà parce que je ne suis pas sure que l’on obtienne vraiment les résultats escomptés, et en plus parce que souffrir pour être belle, ça va bien deux secondes, mais ça tient pas dans le temps.

Il y a ceux qui courent pour leur santé, parce que c’est bon pour le cœur, et pour à peu près tous les organes, en fait.

Il y a ceux qui aiment l’extérieur, qui aiment transpirer, et qui courent pour se sentir bien. Pour oublier la journée de bureau, les clients mécontents et les collègues boulets (ou les fournisseurs boulets) (comment ça, ça sent le vécu ?).

Il y a ceux qui ont bien dû choisir un sport et qui se sont dit que courir, c’était plutôt pratique et abordable. On enfile ses chaussures, on sort de la maison, et on peut courir. Pas de trajet, pas d’horaires à respecter, la possibilité de pratiquer partout et quand on veut, le running est vraiment le sport le moins contraignant qui existe.

Il y a ceux qui aiment les défis, les challenges, et qui voient le running comme un moyen de toujours se dépasser.

Mais en fait, il y a majoritairement des gens qui courent pour un peu toutes ces raisons je crois.

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La première fois que j’ai essayé (oui parce que j’ai essayé plusieurs fois avant de m’y mettre vraiment), il y a 3 ans, j’étais fraichement diplômée, et en recherche d’emploi, je n’avais donc pas de quoi continuer l’équitation, et en plus, je ne savais pas combien de temps j’allais rester en Bretagne avant de trouver un job. Je ne me voyais pas arrêter le sport, et puis je crois que j’avais besoin d’un défi (je veux dire, un qui soit plus fun que celui de trouver un job en pleine période de crise alors que j’étais jeune diplômée). Alors j’ai acheté une paire de chaussures et j’ai tenté. Les chaussures ont trouvé le chemin du placard 6 mois plus tard, parce que je ne dépassais pas les 20 minutes de course et tout ça, en souffrant terriblement.

La deuxième fois, c’était en août 2014. Je terminais ma deuxième saison dans mon équipe de horseball, et je crachais mes poumons à chaque match (j’ai un petit terrain asthmatique, dit le docteur, parce que juste manquer d’endurance, ça suffisait pas, bien sur). Je sentais que pour être plus performante dans mon sport, il allait falloir faire bosser mon cœur et mon souffle. J’avais autour de moi des amis qui couraient, alors je me suis dit pourquoi pas. Cette fois là, je me suis faite accompagner et coacher par les copines, et tranquillement, j’ai atteint les 30 minutes, puis l’heure. Par la suite j’ai continué parce que j’avais pris l’habitude, parce que globalement, je me sens mieux dans mon corps et dans ma tête quand je cours régulièrement.

Et je crois que c’est pour ça, qu’on court, en fait. Pour se sentir bien, pour le plaisir. Mais parfois, et c’est assez valable en course à pied, le plaisir ne vient pas immédiatement, et pendant la phase d’adaptation, il faut trouver la motivation pour continuer.

Tout ça pour te dire, si tu te poses la question, si tu es tentée mais que tu hésites encore, demande-toi pourquoi tu veux essayer. Note-le quelque part si tu le sens. Parce que quand tu auras envie d’abandonner, ou quand tu seras en période de perte de motivation, c’est à ces raisons qu’il faudra penser, pour continuer, surtout au début.

Ah, et une chose aussi. Je te jure que si moi j’ai réussi, n’importe qui peut le faire (à condition d’être en bonne santé, on est bien d’accord). Ça nous parait toujours impossible, quand on commence et qu’on a l’impression de mourir en moins de 5 minutes, d’arriver un jour à 10 km, mais je te promets, c’est possible, en fait. Si si, pour de vrai.

Alors, ça te tente de t’y mettre ? Peut être que tu cours déjà ? Si c’est le cas, pourquoi tu cours, toi, dis ?

(Et puis la prochaine fois, on parlera du matériel de base pour commencer)

2 Comments

  1. Bonjour,

    Merci pour ton article qui est incroyablement dans le vrai. J’entends par là que toutes ces femmes qui courent des kilomètres sans problème, avec des abdos en béton et tout le reste finit réellement par être très complexant.
    Je suis une nageuse (ni très bonne, ni mauvaise, juste je nage bien en compétition sans pour autant faire des temps de malade) et j’aurai besoin d’améliorer mon souffle, mes jambes, mon métabolisme en général. J’ai aussi (beaucoup) de poids à perdre. Et j’ai pensé me mettre au running plusieurs fois, j’ai les baskets. Et puis tout ça me complexe. Je ne pense même pas être capable de faire 4 tours de piste sans finir à quatre pâtes alors que certaines filles font 10 km par jour. Alors je me suis abonnée à ton compte sur Instagram parce que tu ne cours pas forcément des kilomètres et des kilomètres en exhibant ton corps de sportive accomplie.
    Mais combien de fois, en voyant une fille un peu plus enrobée (pour ne pas dire carrément grosse) courir, on a entendu dire « Ah bah elle a bien raison de courir celle là » ou ce genre de commentaires infâmes ?
    Les mentalités doivent changer (surtout en région parisienne). Alors pour le moment mes baskets restent dans le placard parce que j’ai honte.
    Désolée pour ce commentaire vraiment décousu.
    Bonne chance et bon courage à tous et à toutes !
    Laz

    • Merci à toi d’avoir pris le temps de commenter. Je suis contente que tu te sois retrouvée dans l’article.

      Je trouve ça dommage quand ces modèles qui partagent sur Instagram pour nous motiver finissent par nous complexer et finalement nous empêchent de sortir. Ce n’est même pas de leur faute, la comparaison est une réaction humaine, de laquelle on devrait généralement se défaire je trouve. Mais il faut réussir à les voir comme des inspirations, comme des modèles, et pas comme un moyen de se comparer nous. Personnellement ces comptes là me font rêver, et me donnent des objectifs à atteindre maintenant quand ils m’intimidaient il y a quelques mois.

      Je pense que tu ne devrais pas complexer, c’est normal de faire 4 tours de piste au début, et se comparer dans nos premières sorties à des filles qui s’entrainent depuis des années n’a finalement pas de sens : celle qu’on doit battre, c’est la nous d’hier ! Personnellement, j’ai même partagé sur Instagram mes toutes premières courses (genre celle de 1,3 km à plus de 8 min/km), je me suis tâtée parfois à les enlever, mais en fait, je suis fière de ma progression, et ces courses, elles sont là comme « preuve » de cette progression ! En te lisant, je me rends aussi compte que ce genre de partage peut aussi décomplexer celles qui, comme toi, n’osent pas y aller car elles ne voient que des stars de la piste partout sur les réseaux sociaux.

      Pour ce qui est des remarques, je te comprends totalement. J’ai la chance depuis quelques mois de courir en bord de mer, et l’ambiance est vraiment cool, personne ne dit jamais rien. Mais même ici, les jours où il fait chaud et où je mets un short, je passe mon temps à tirer dessus en me disant « mon dieu tout le monde doit penser qu’avec mes cuisses grasses je fais bien de courir » (et quand je ne cours pas seule, je suis toujours gênée quand j’en mets un !). C’est complètement ridicule, personne ne dit jamais rien dans le coin, mais je n’ose même pas imaginer ce que l’on peut entendre en région parisienne, je pense que je n’oserais pas courir non plus.

      Et pourtant, c’est tellement dommage, quand on en a l’envie. Et ça fait mal au cœur de lire que tu as honte, parce que les seuls qui devraient avoir honte, ce sont ceux qui font des commentaires de ce genre et complexent les autres…

      HS : quel est ton pseudo sur Insta ? Je ne te retrouve pas !

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