Running : la première sortie #3

Après avoir trouvé au fond de toi une motivation inébranlable, après t’être procuré tout le matériel nécessaire (d’ailleurs, si ce n’est pas fait, tu peux encore profiter des soldes), je suis sure que tu attendais avec impatience le troisième article de ma série running, celui qui te parle de la première sortie, et des suivantes d’ailleurs ! Parce que si la première est difficile, les suivantes peuvent l’être tout autant ! Aller, disons que, en tout cas pour moi, les « conseils » qui vont suivre ont été valables jusqu’à ce que je sois capable de courir plus de 30 minutes sans souffrir.On ne va pas se mentir (on n’est pas là pour ça), la première sortie est généralement courte, et pas très facile. A moins que tu sois déjà sportive (on va dire qu’on est entre filles hein), que tu fasses déjà du cardio, mais là, t’as de toute façon pas besoin de mes conseils (mais tu peux lire et rajouter tes conseils à toi en commentaire, ça peut être super intéressant) (même si tu es un garçon d’ailleurs).

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Avant de partir courir

Je te rassure, ce paragraphe ne sera pas long, je veux dire, évidement, avant de partir, on se change, on s’assure d’avoir assez de temps pour la sortie histoire de pas se rajouter un stress supplémentaire, pour la première fois, on évite de choisir un jour de pluie, ou de canicule, ou de tempête, et on réfléchit un peu à l’endroit où l’on souhaite aller courir, mais tout ça, tu es assez intelligente pour le savoir (on part toujours du principe qu’on est entre filles).

Non, je voulais parler de deux choses précises. La première, c’est que ça peut être bien, si tu es équipée d’un smartphone, de télécharger une application. Alors oui effectivement tes premières courses ne seront pas mémorables, mais ça fait du bien, séance après séance, de voir nos progrès, même les tous petits, les minutes grappillées par ci, les 100 m de plus par là. Et ça fait du bien, aussi, quelques mois après, de pouvoir voir ces courses en te disant « j’ai commencé là (autrement dit pas très haut) et maintenant je suis capable de faire ça ». Ce n’est pas obligatoire, bien sur, mais si tu es du genre à bien aimer mesurer concrètement tes progrès, alors ça peut être vraiment utile pour la motivation. Il y a tout un tas d’applications gratuites très bien : Runtastic, Runkeeper, Endomondo, Nike+… Honnêtement, surtout en commençant, elles font toutes le job. Personnellement j’utilise Nike+ Running pour sa simplicité d’utilisation et le partage sur les réseaux sociaux. C’est probablement la plus simple et la plus limitée de toutes mais elle donne les infos importantes pour un débutant, et comme elle ne fonctionne que pour le running, on peut la démarrer super vite et facilement. Il m’arrive d’utiliser Runtastic pour le roller et le vélo et elle est très bien aussi.

La deuxième chose, et là je parle vraiment en connaissance de cause, c’est que ça peut vraiment aider beaucoup de ne pas commencer seule. La première fois que j’ai essayé de me mettre à la course à pied, j’y allais seule, et j’ai arrêté très vite, parce que je souffrais trop, et que le mental n’a jamais suivi. La deuxième fois, j’ai commencé avec des amies, qui elles avaient l’habitude de courir. Alors oui, on se dit toujours qu’avec notre niveau, elles vont s’ennuyer, et on va pourrir leur sortie, tout ça, mais en fait, elles s’en fichent (enfin si ce sont vraiment des amies, je veux dire, et qu’elles ne font pas une prépa sportive de haut niveau). Personnellement, ça m’a vraiment aidée, déjà parce qu’elles avaient toujours un bon conseil, et en plus, parce que papoter en courant, ça fait oublier qu’on coure, et donc qu’on souffre, si si, je t’assure.

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La première sortie running

Les premières en fait. Parce que globalement, on fait à peu près la même chose sur un bon nombre de sorties, jusqu’à ce que l’on arrive à se sentir bien en courant et donc capable de varier un peu les entrainements.

Tu peux faire un petit échauffement si tu le souhaites, mais je ne peux pas vraiment t’aider, je n’en fais jamais (c’est pas bien, je sais). En plus au début, comme on ne coure pas très vite, c’est pas très très grave si on oublie un peu la partie échauffement, on va dire.

Une fois que tu es prête à courir, je n’ai qu’un seul conseil : fais le tranquillement. On a toujours tendance à partir trop vite, résultat on souffre terriblement et au bout de trois minutes, on est pliée en deux à bout de souffle sur le bord du chemin (pendant que Robert, 94 ans, passe tranquillement avec sa petite foulée en nous toisant de son air qui signifie « tu m’as dépassée il y a 70 mètres mais regarde qui coure encore, hein »). Alors on part tout doucement, même si on a l’impression qu’une mamie en déambulateur irait plus vite que nous, c’est pas grave, on continue comme ça, il y a vraiment peu de chance qu’il y ait une mamie en déambulateur pour nous foutre la honte, de toute façon. La vitesse, ça viendra plus tard, pour l’instant, le plus important, c’est de développer son endurance, et moins on coure vite, plus on coure longtemps. Ça peut paraître évident sur le papier, mais je te jure que le jour où j’en ai vraiment pris conscience, ça a vraiment révolutionné ma pratique du running. Ce jour là je courais avec une amie, il faisait chaud, je n’avais plus de souffle et un point de côté, elle m’a forcée à ralentir alors que j’avais la sensation que ça rendait les choses encore plus dures. Mais au bout de quelques minutes, mon souffle était redevenu normal, et le point de côté avait disparu !

Me rendre compte de ça a vraiment tout changé pour moi, car j’ai réalisé qu’on n’était pas obligé de souffrir pour courir longtemps, et qu’on était pas obligé de s’arrêter quand on souffrait trop non plus. Maintenant lorsque je sens que j’ai vraiment du mal sur un run, je ralentis, tout simplement, quelques secondes ou minutes, le temps de récupérer, de ne plus ressentir de difficulté ou de douleurs, et je reprends mon allure quand je me sens mieux. Et honnêtement, c’est le meilleur conseil qu’on m’ait jamais donné, alors comme je suis gentille, je le partage avec toi.

Et si courir plus de quelques minutes est vraiment très difficile pour toi, si ton cardio s’emballe et que tu perds ton souffle, rien ne t’empêche de marcher le temps de récupérer, puis de repartir pour quelques minutes de course. Tu peux même te faire des sorties style 3 minutes de courses entrecoupées par 1 minute de récupération à chaque fois. Mais je pense qu’il faut aussi faire attention à ne pas courir trop vite justement sur ces 3 minutes. Parfois on peut être essoufflé et ne pas réussir à tenir parce qu’on coure justement trop vite, dans ce cas il vaut mieux tenter d’abord de ralentir avant de faire ces séries d’alternance marche/course (enfin ce n’est que mon avis, par rapport à mon expérience personnelle et à ce qui a marché pour moi).

Voilà, globalement, ce que l’on fait pour les premières sorties, le mieux, c’est de choisir différents endroits pour aller courir, histoire de ne pas se lasser, et surtout, d’éviter les montées un peu dures tant que l’on n’arrive pas à courir 30-45 minutes sans cracher ses poumons.

Pour info, je déteste souffrir, et je déteste m’imposer des choses en sport, ce qui fait que je peux aujourd’hui te dire qu’il est possible de courir sans s’imposer une grosse souffrance physique, en y allant à son rythme. Alors c’est sur qu’en terme de progression, certains vont bien plus vite que moi, mais ça dépend aussi de nos objectifs et de notre mental. Je pense honnêtement que pour garder sa motivation, il faut savoir s’arrêter avant le moment où la course devient vraiment trop désagréable pour nous laisser un bon souvenir. Parce que pour avoir envie d’y retourner, il faut en retirer quelque chose de positif. Et quand on commence, on a du mal à prendre du plaisir en courant, et c’est là qu’il faut être le plus motivé, je trouve. Après, quand on arrive à courir 30 minutes sans souffrir, sans perdre son souffle, c’est plus très dur de sortir courir, mais avant ça, c’est plus facile d’arrêter que de continuer, alors je pense que c’est important de pas rendre les sorties désagréables, pour garder sa motivation et ne pas se dégouter. Et c’est la fille qui faisait entre 10 et 20 h par semaine de gymnastique artistique en groupe espoir à 9 ans qui te dit ça, parce que cette fille là elle a eu du mal avec l’entrainement intensif et l’esprit de compétition qui poussait les gens à repousser bien trop leurs limites (elle a finit par se blesser, à force, d’ailleurs).

Alors si tu t’y mets, je te souhaite bon courage. Tu viendras nous raconter ?

 N’ayant pas encore franchi l’étape de me faire prendre en photo en train de faire semblant de courir, c’est à dire parfaitement coiffée, absolument pas rouge et sans une goutte de sueur (je me moque gentiment parce que si j’avais une télécommande pour Sony, je l’aurais sans doute déjà fait, je n’ai juste ni télécommande ni photographe attitré, voilà), je me suis permis d’emprunter des photos sur la page Facebook de Nike, parce que j’ai toujours aimé leurs campagnes publicitaires (et leurs collants graphiques qui coutent un bras mais que j’achète quand même, parce que c’est assez addictif, les jolis collants).

8 Comments

    • C’est sur que par ces journées de canicule c’est plus compliqué, il faut y aller le matin ou le soir plutôt. Après il y a des gens qui réagissent très mal à la chaleur alors que d’autres la supportent très bien, il faut faire en fonction de soi ! Merci pour ton commentaire.

  1. Merci pour tous ces conseils ! J’ai envie de m’y mettre aussi, histoire de faire du sport et de me muscler un peu et la course est plutôt bien pour ça 😉 Tes conseils rejoignent ceux de mon chéri (qui a fait un peu de trail), d’ailleurs je pense qu’il sera mon coach 😉

    • C’est génial d’avoir un chéri qui s’y connait pour nous coacher. C’est génial la course quand on a envie de se mettre au sport parce que c’est pas contraignant et super abordable ! Bon courage !

    • Pour mon petit passage dérision sur les blog running (pas méchant du tout, je précise) ou mon addiction aux fringues qui sont objectivement trop belles pour qu’on ose transpirer dedans ? ^^

  2. J’ai tout de suite pensé aux photos du blog d’Anne et dubnidu truc, elle est toujours avec une queue de cheval virevoltante, une peau de pub pour crème matifiante, avec un mouvement de bras réglé au 48°C 😉

    • Ouais, ses photos sont pas très réalistes, mais par contre, elles sont canons. C’est le jeu !

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